Diagnostic et physiopathologie des GIST
Tumeurs stromales gastrointestinales

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  • Le diagnostic de GIST
  • Le rôle majeur de KIT
  • Rôle de l'hérédité
  • Le diagnostic de GIST

    Le diagnostic de GIST est fondé sur l’analyse d’un prélèvement tumoral par un pathologiste. Le prélèvement peut être chirurgical ou biopsique. Ces prélèvements sont le plus souvent fixés dans du formol, mais la congélation d’un petit fragment est souhaitable pour les analyses moléculaires.
    L’histologie est souvent évocatrice, avec des cellules tumorales fusiformes ou épithélioïdes.
    GIST fusiforme. (Coupe histologique colorée à l'HES. grossissement original x200) GIST fusiforme avec des aspects de vacuolisation du cytoplasme. (Coupe histologique colorée à l'HES. grossissement original x200) GIST épithélioïde. (Coupe histologique colorée à l'HES. grossissement original x200)
    Une analyse immunohistochimique doit nécessairement compléter l’histologie, car les diagnostics différentiels sont parfois difficiles. KIT est exprimé dans 95% des cas, et CD34 dans 70% des cas de GIST. L’évaluation de l’utilité de différents marqueurs pour le diagnostic est l’un des objectifs de l’étude MolecGIST.
    GIST avec une forte expression de KIT (CD117) par les cellules tumorales. (Coupe histologique colorée en immunohistochime. grossissement original x400)
    Une recherche de mutations des gènes KIT ou PGFRA au sein de l’ADN ou de l’ARN extrait des tumeurs peut être nécessaire à la confirmation diagnostique dans les cas difficiles.
    Détection de mutations de KIT dans l'ADN tumoral de GIST, avec la technique d'analyse de taille des produits de PCR (LAPP). Identification d'une mutation (délétion de 6 paires de bases au sein de l'exon 11 de KIT), avec la technique de séquençage des produits d'amplification.
    Les diagnostics différentiels de GIST sont notamment les léiomyomes, léiomyosarcomes, schwannomes, fibromatoses digestives, métastases de mélanomes.
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    Le rôle majeur de KIT

    KIT (également dénommé CD117) est un récepteur du facteur de croissance SCF, qui se localise sur la membrane des cellules. Cette glycoprotéine fait partie de la famille des récepteurs tyrosine kinase, qui est la plus grande famille d’oncogènes connue.
    Environ 95% des GIST expriment KIT et ce marqueur est, de ce fait, devenu un outil important pour le diagnostic. De plus environ 2/3 des GIST présentent des mutations activatrices de KIT, ou d’un récepteur très voisin le PDGFRA. Ces mutations sont responsables de l’activation spontanée de l’un de ces 2 récepteurs, y compris en l’absence de leurs ligands spécifiques.
    Le rôle majeur de KIT dans les GIST est en outre confirmé par le fait que les souris présentant une mutation activatrice de KIT développent très fréquemment des GIST. De plus, un inhibiteur de KIT, Imatinib (Glivec ®), a un effet anti-tumoral important chez la majorité des patients atteints de GIST.
    Plus d’informations sur les mutations de KIT et PDGFRA
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    Rôle de l'hérédité

    Comme pour les grande majorité des tumeurs, il existe quelques prédisposions familiales au développement de GIST. Toutefois, plus de 95% des GIST sont sporadiques, c’est à dire sans lien avec l’hérédité.
    Des mutations des oncogènes KIT ou PDGFRA sont présentes dans environ 80% des GIST, mais ces mutations ne concernent que l’ADN tumoral et ne sont pas transmissibles de parents à enfants. Des cas rarissimes de mutations famiales de KIT ou de PDGFRA ont été décrits, avec, dans ces familles, la survenue de GIST à chaque génération, mais ces cas sont tellement exceptionnels que la détection d’une mutation dans une tumeur ne justifie aucunement un conseil génétique.
    La neurofibromatose de type I, ou maladie de von Recklinghausen, est l’une des maladies génétiques les plus fréquentes en France. La fréquence de survenue de GIST est plus élevée ches les patients atteints de neurofibromatose de type I, et il semble que chez ces patient, le risque de survenue de GIST au cours de la vie est de l’ordre de 5%. L’étude EpidémioGIST permettra d’apporter plus de précision sur ce point, et des travaux sont en cours avec les réseaux médicaux de prise en charge des patients atteints de neurofibromatose de type I.
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    Dernière mise à jour : Avril 2010